03 octobre 2010

L'Oeil du Sens du client (2) : Théâtre de l'atelier

Charles Péguy disait cette phrase magnifique : "Une âme morte est une âme complètement habituée".

C'est à ce moment dans le spectacle -que je vous recommande- de Fabrice Luchini lisant des textes de Philippe Muray au Théâtre de l'atelier cet après-midi, que je me suis dit que Charles Péguy avait raison.

Cet admirable Dreyfusard, mort glorieusement au combat d'une balle dans la tête, ce grand intellectuel mystique et engagé, aurait-il pu imaginer avec son talent d'essayiste et de poète, qu'un jour lointain, sa phrase sortie de la bouche d'un acteur talentueux sur scène, allait devenir un billet sur un blog traitant de la relation au client, et provoquer un lien évident entre sa pensée et le fait de payer un atroce strapontin à 25 euros, oui je dis bien VINGT CINQ EUROS, Mesdames et Messieurs, pour ne pas pouvoir s'asseoir dans des conditions décentes ?
Non Monsieur Luchini, non Monsieur Peguy, je ne suis pas une âme complètement habituée au fait de payer une telle somme en échange d'un espace exigu et misérable d'inconfort comme en témoigne ma photo, dans un théâtre parisien, sans climatisation qui plus est (ce dont témoigne Fabrice Luchini pendant son spectacle).
Il me semble avoir déjà traité ce sujet sur mon blog il y a déjà longtemps mais cette fois, je demande non seulement le remboursement mais la suppression pure et simple du strapontin Numéro CO4 115C du Théâtre de l'atelier. Qu'il disparaisse à tout jamais avec cette espèce de silence convenu et résigné des spectateurs, qui sous prétexte d'assister entre gens de bonne compagnie à une représentation culturelle, oublient qu'ils sont aussi des clients et qu'ils ont le droit d'écouter Fabrice Luchini lisant Charles Péguy, Friedrich Nietzsche et Philippe Muray dans des conditions de confort acceptables.
"Une âme morte est une âme complètement habituée" est une vraie phrase admirable, n'est-ce pas ?
J'ai bien l'intention de la faire mienne et j'écris dès aujourd'hui un courrier à Madame Laura Pels, Directrice du Théâtre de l'atelier qui appréciera ma prose révoltée.

Billet écrit par Thierry Spencer du Sens du client, le blog des âmes vivantes et des professionnels de la relation client.

3 commentaires:

Barbaray Christian a dit…

Au theatre, nous ne sommes pas des clients mais des spectateurs !
Et les spectateurs doivent faire silence ! :-)

Thierry SPENCER a dit…

"Le silence est la vertu des sots."
Francis Bacon

Thierry SPENCER a dit…

Aujourd'hui dimanche 21 novembre, je n'ai toujours pas reçu de réponse à mon courrier envoyé il y a plus de 40 jours au Théâtre de l'atelier à Madame Laura Pels.